Complainte du crime de Canabols. 1910

Pères, mères de familles Voilà qu’un infect satyre
Accourez à mon accent, Caché dans l’ombre du bois
Surveillez bien vos enfants S’est élancé sur sa proie
Et par-dessus-tout vos filles Dont la jeunesse l’attire,
Qui sont continuellement Il abuse de l’enfant
A la merci des passants. Et l’étrangle incontinent.
Cette pauvre jeune fille Mais la justice qui veille
Chérie de tous ses parents A saisi cet assassin,
Qui en étaient fort contents On l’a pris un bon matin
Car elle était bien gentille, Et la foule le surveille,
Fut comme nous racontons, Il ne lui échappera pas
Tuée par un vagabond. Jusqu’à l’heure du trépas.
Elle était des plus honnêtes Il est passé en justice
Ses amies vous le diront Devant de nombreux témoins,
Et vous le répèteront, On ne l’épargnera point
Elle n’aimait point la fête, On réprimera son vice,
C’était une belle fleur On l’a condamné à mort
Non créée pour le malheur. Et ne plaignez pas son sort.
Air du crime de Rodez – Imprimé chez Colomb fils, Rodez.
Coll. André Domergue


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