Le trésor de l’abbé Saunière

Quel secret peut-il bien se cacher à Rennes-le-Château ? Quel trésor l’abbé Saunière a-t-il bien pu découvrir ? Deux questions qui taraudent l’esprit des chercheurs de trésors depuis plus d’un demi-siècle. Insondable mystère que l’abbé a laissé en guise d’héritage. Du coup, et sans jamais faiblir, Rennes-le-Château est devenu le centre des études ésotériques les plus diverses, chaque auteur tentant d’apporter sa version personnelle des faits mêlant « les fantasmes les plus délirants à des certitudes historiques ».

Si l’on admet qu’aucun secret ou trésor n’ont été trouvés à Rennes-le-Château par l’abbé Saunière, il est clair que ce dernier peut passer pour l’un des plus grands mystificateurs de l’Histoire. À quelle fin ?

En revanche, si l’on considère que l’abbé a découvert un véritable trésor ou un document de la plus haute importance lui permettant de mener grand train et de se lancer dans une politique de grands travaux, il est permis de s’interroger sur la provenance de ce trésor. Serait-ce alors le trésor des cathares ? Celui des templiers enterré dans l’Aude après la mort de Jacques de Molay et qui pourrait être le fameux Graal ? Le trésor de Jérusalem – qui aurait contenu l’arche d’Alliance et le chandelier à sept branches – emporté par les Romains, puis volé par les Wisigoths en 410, avant d’être enterré à Rennes-le-Château ? D’autres évoquent l’acte de mariage de Jésus avec Marie-Madeleine, se rapportant à la dénomination de l’église. Bérenger Saunière aurait alors négocié la vente de ce document sulfureux, l’église n’étant pas disposée à dévoiler ce secret qui fait encore débat. Et comme rien n’arrête les spécialistes d’imagination, certains parlent tout bonnement de la tombe du Christ, portée là en grand secret par Marie-Madeleine.

Que Rennes-le-Château conserve encore tout son mystère ne déplait finalement à personne. Nous sommes tous des chercheurs de trésors. Sauf qu’ici, il est interdit depuis 1965 de pratiquer des fouilles. Reste à visiter l’église et son terrible Diable ; la villa Magdala édifiée par l’abbé et sa tombe dans laquelle il a emporté son secret.

« Avec ce que le curé avait laissé, il y avait de quoi nourrir le village pendant cent ans, et il en resterait encore. »

Marie Dénarnaud, gouvernante de l’abbé Saunière.

 

Département de l’Aude. Rennes-le-Château.

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