Complainte sur le crime de Canabols. 1910

1

Jean Terry dans sa jeunesse

Ne fut qu’un vrai polisson

Paresseux et vagabond

Il fit beaucoup de bassesses

Des attentats ou des vols

Puis le crime de Canabols

2

Ce criminel redoutable

Satyre ainsi qu’assassin

Un jour descendant d’un train

Il suivit, le misérable,

La fille Adrienne Pons

Qu’il traîna dans un buisson

3

Voyez les horreurs du crime

Aucune personne n’accourt

Pour lui porter secours

C’est ainsi que la victime

Reste livrée sans témoins

Aux exploits de l’assassin

4

Aussitôt le criminel

Pour l’empêcher de crier

Il l’assassine sans pitié

A seule fin d’abuser d’elle

C’est une façon de faire l’amour

Que n’emploie que les vautours

5

Le bandit la voyant morte

Il quitte aussitôt le bois

Il se sauve crainte qu’on le voit

Il espérait de la sorte

Que l’assassinat commis

Pourrait rester impuni

6

La pauvre petite Adrienne

Le lendemain seulement

Fut trouvée par ses parents

Chose affreuse qu’on se souvienne

Les soupçons dans le pays

Se portèrent sur Jean Terry

7

Les autorités bien vite

Du crime découvrent l’auteur

On poursuit le malfaiteur

Qui fut reconnu de suite

Il fut conduit sans tarder

A la prison de Rodez

8

Dans ses interrogatoires

Jean Terry mentit d’abord

Pour échapper à son sort

Mais on ne voulut le croire

Sur l’horrible assassinat

Les preuves ne manquent pas

9

Les jurés sans défaillance

Prononcèrent le jugement

Jean Terry ce garnement

Vient d’entendre sa sentence

Les juges pour le punir

L’ont condamné à mourir

10

C’est une peine infamante

De finir sur l’échafaud

Entre les mains du bourreau

Que cette fin l’épouvante

Pour une telle atrocité.

La peine lui est méritée

11

De cette lamentable histoire

Longtemps nous nous souviendrons

La petite Adrienne Pons

Restera dans nos mémoires

Tout le mond’ les larmes aux yeux

Lui dit l’éternel adieu

12

La chère petite innocente

Ah ! si elle pouvait parler

Elle empêcherait de pleurer

Sa famille qui se lamente

En consolant ses parents

Eux qui la chérissent tant

13

Maudissons le monstre féroce

Qui n’eut jamais rien d’humain

Assassinant de ses mains

Dans une passion atroce

Une jeune fille de seize ans

Que sa famille pleure tant

14

Tout bandit qui assassine

Comme Terry sans raison

Mérite sans rémission

D’passer sous la guillotine

Ca servira de leçon

Aux ignobles vagabonds

15

Aie du courage, misérable,

Pour expier ton crime affreux

Quand Deibler devant tes yeux

Va s’montrer impitoyable

Ta tête tu porteras

Couper sous le coutelas

16

Ca servira de remontrance

A tous les mauvais sujets

Imbus que d’affreux projets

Ce qui déshonore la France

Et même tous les pays

Comme le fut Jean Terry

 

Paroles : inconnu. Air : Fualdès

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