Castel Meur, contre vents et marées
Elle est toujours debout, la petite maison blottie entre deux énormes blocs de granit, dos tourné à la mer pour se protéger des vents et des terribles tempêtes qui battent la côte d’Armor.
Debout depuis sa date de construction, en 1861, par la volonté d’un amoureux de la mer et de la solitude de la lande.
Délaissée par ses descendants qui redoutaient les furies de la mer, rugissant parfois en vagues gigantesques jusqu’à lécher son enceinte et ériger un mur de galets de plus d’un mètre de hauteur lors de la tempête de 2008.

Habitée depuis 2004 par la petite-fille de son créateur qui, depuis, en a protégé l’accès. Car, Castel Meur était devenu le symbole négatif du tourisme galopant et non maîtrisé. Passe encore les milliers de photos qui l’ont immortalisée à travers le Monde ; passe encore le commerce de cartes postales qui s’était établi à l’insu de ses propriétaires. Inacceptable par contre le vandalisme de touristes inconscients qui n’hésitaient pas à grimper sur son toit pour se faire photographier. Inadmissibles les milliers de galets volés au littoral par des mains inconscientes du péril écologique.
Alors, Castel Meur s’est protégé. Toute reproduction, au nom du droit à l’image, est devenue interdite. Une barrière interdit l’accès au site afin de protéger les espèces d’oiseaux qui nichent dans ces lieux.
Castel Meur est désormais rendu à la nature… au gouffre de la baie d’Enfer la bien nommée… aux embruns et aux déferlantes qui donnent l’impression, par temps fort, de faire vibrer les rochers. Et les galets sont revenus plus nombreux, roulés par la mer.
Département des Côtes d’Armor. Plougrescant.


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