L’horrible crime des Gorges de l’Alzou

Découverte du cadavre.
L’arrivée du Parquet, de la Gendarmerie ainsi que la Brigade mobile de Montpellier
La piste de l’assassin
Grande complainte à ce sujet
Premier couplet
Dans le beau pays de Rouergue
Renommé par ses bons produits,
Un crime horrible qui déconcerte
Vient d’être commis dans la nuit.
Au pont de l’Alzou
Le père Daydou
Après de patientes recherches,
Fut trouvé, le corps massacré,
Presque sur les bords de la berge,
Déjà froid, tout ensanglanté.
Deuxième couplet
C’est en revenant de la foire
De Villefranche-de-Rouergue
Que fut commis, dans la nuit noire,
Cet affreux crime qui nous révolte.
Un coup de fusil
Dans la froide nuit.
La victime, mortellement atteinte,
S’écroule ans pousser un cri
Et son assassin peut sans crainte
Fouiller sa victime sans bruit.
Troisième couplet
Mais à la maison on s’inquiète
Serait-il arrivé malheur ?…
Et de partir l’on s’apprête
A la recherche, malgré l’heure
Et dans la nuit noire
Sans perdre l’espoir,
Les amis, les voisins, la veuve
Sont partis le cœur angoissé
Recherchant celui que la gueuse
Emporte pour l’éternité.
Quatrième couplet
Cependant, l’on crie et l’on fouille,
Mais, hélas ! seul l’écho répond.
Prudemment avance la patrouille,
Inspectant fossés et buissons
Sous une lune blanche
Quelle scène étrange
Car celui que partout on cherche
Vient enfin d’être retrouvé
Il est là, tout près de la berge,
Massacré et dévalisé.
Cinquième couplet
Le Parquet, la gendarmerie
Et la mobile de Montpellier
Veulent la lumière sur la tuerie
Sur ce mystère ensanglanté
Et l’arrestation
L’incarcération
Du bandit, auteur de ce crime,
Qui vendit son corps au bourreau,
Car pour venger cette victime,
Il périra sur l’échafaud.
Paroles de Chabanay. Air de la Paimpolaise


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