L’horrible crime des gorges de l’Alzou.1931-1932

Rodez capitale et toute l’Aveyron

S’émeut d’un crime sauvage commis aux environs

C’est dans les gorges de l’Alzou

Qu’on a trouvé le père Daydou

Assassiné sauvagement

Par un misérable chenapan

Refrain

Pour ce monstre assassin

Ce jeune bandit vaurien

C’est sans pitié qu’il faut la guillotine

Exterminant cette sale vermine

Pour ce jeune scélérat

Qui a tué ce papa

Que Deibler vienne prendre sa tête un matin

A ce jeune vaurien

II

C’était le jour de foire de Villefranche-de-Rouergue

Ce brave cultivateur s’occupait de ses affaires

Sans se douter que sur le chemin,

Un jeune bandit, un vaurien,

Qui l’attendait pour le voler,

Avec un fusil à la main

Refrain

III

On vient d’arrêter ce monstre qui n’était qu’un gamin

Car dans nos campagnes et même à Montbazens

Causant un grand soulagement

Parmi toute la population

Ainsi qu’à cette pauvre mère

Qui depuis verse des larmes amères

Refrain

Air et éditeur inconnus

Le mardi 23 novembre, au lever du jour, le cadavre d’Henri Daydou, propriétaire à Cantaloube, est trouvé près de Villefranche-de-Rouergue, route du Mauron, la tête fracassée d’un coup de fusil.

La victime, qui a passé la journée à la foire de la sous-préfecture, en est repartie vers 10 h 30 et c’est à environ deux heures de là que le meurtrier l’abat, quasiment à bout portant, d’un coup de fusil à la nuque, avant de le traîner derrière le parapet bordant l’entrée d’un ravin pour le dévaliser.

L’enquête piétine plusieurs semaines durant. Un jeune soldat est interrogé, mais son alibi est solide et il est vite relâché.

« Le crime de l’Alzou », ainsi que la presse le nomme, rebondit à la fin du mois de janvier 1932, quand les gendarmes de Montbazens mettent la main sur un domestique de Brandonnet, Fernand Rossignol, qui passe rapidement aux aveux. En même temps, il dénonce un complice, Hugé, vingt-six ans, également domestique à Brandonnet et emprisonné à cette date à Villefranche-de-Rouergue pour rixe. À son tour, ce dernier pointe du doigt un troisième homme, Andurand, de Maleville.

La préméditation ne fait aucun doute. D’après Rossignol, le fusil Gras, transformé en arme de chasse, a été acheté le matin même à Villefranche-de-Rouergue. Les trois complices l’ont ensuite caché non loin du lieu où l’acte doit se dérouler. Leur crime accompli, les assassins se sont partagé l’argent avant de revenir à Villefranche pour échanger un billet de mille francs.

Interrogés à leur tour, les deux complices nient toute participation et invoquent avoir passé la nuit du crime au poste de police de Fontainebleau. Après enquête, l’alibi se vérifiera, remettant en question le déroulement des faits et la version de Fernand Rossignol qui, à son tour, revient sur sa déclaration.

Confié à un médecin aliéniste, Rossignol est déclaré affabulateur et remis en liberté. Le crime de l’Alzou garde encore tout son mystère…

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