Edouard de Perrodil. Le don Quichotte du vélo
« Il y a quelques temps, un mois tout au plus, s’est produit dans le monde cycliste un événement qui, sans doute, n’a pas passé inaperçu, mais qui n’a certainement pas fait le tapage auquel on était en droit de s’attendre. Et pourtant il semble qu’une immense révolution soit contenue en germe dans cet événement ; révolution analogue à celle qui, voici dix-neuf siècles vit une des personnes divines se revêtir d’une malheureuse carapace humaine afin de racheter notre race maudite.
N’avez-vous pas tous lu, qu’une course vélocipédique ayant été donnée dans une ville du département de la Dordogne, un vénérable curé dudit département, l’abbé Madras, se trouva parmi les engagés. Des professionnels ! ! ! ! Oui, oui, oui, c’étaient des professionnels ; du moins ce n’étaient pas des amateurs, les engagés de la Dordogne ; or « celui qui n’est pas avec moi est contre moi », a dit l’Eternel ; ce n’étaient pas des amateurs classés, paraphés, étiquetés ; donc, c’étaient des professionnels !
Des professionnels ! ! ! ! ! ! Oh ! ! ! ! ! !
Un curé, l’abbé Madras, a osé quitter son autel, sa chaire, son auguste presbytère ; il a ôté sa soutane, l’audacieux, et il a couru ! La seconde personne de la Trinité divine n’eut pas un courage plus grand quand elle consentit à s’affubler de notre croupion, que l’abbé Madras quand il osa revêtir un maillot multicolore. Et l’histoire raconte même que le brave homme ne se comporta pas trop mal et fut classé dans un très bon rang, malgré une foule d’avaries à son pneu et d’avanies à sa personne. D’avanies à sa personne, cela n’a rien que de fort naturel, il y a des gens intelligents partout. Mais voilà, l’apostolat ne se fait pas sans douleur. Quant aux langues des bonnes commères du pays, vous jugez si elles ont dû battre la générale. Il est certain qu’elles peuvent s’attendre, les bonnes vieilles, à voir leur curé monter en chaire un de ces dimanches pour leur dire : “Aujourd’hui mes frères, les vêpres n’auront pas lieu ; vous n’ignorez pas, en effet, que je suis engagé à la course de vélocipèdes. Et comme je compte bien décrocher la timbale, j’ai pensé que le mieux était de supprimer l’office de ce soir”. Mais, ne plaisantons pas. L’initiative hardie prise par l’abbé Madras, qui est venu racheter par son incarnation professionnelle une race maudite, est un fait inouï et qui est passé vraiment trop inaperçu, mais on y reviendra. Est-ce que le fait qui a engendré la formidable révolution à laquelle j’ai fait allusion n’a pas, dès les premiers temps, passé complètement inaperçu du monde païen.
A ce propos, que sont donc devenus les chercheurs de patrons pour cyclistes ? Drôle de profession qui n’a guère rendu jusqu’à ce jour, si je m’en réfère au mutisme de la Renommée à ce sujet. Eh ! Bien ! le voilà votre homme, ô chercheurs de patrons pour cyclistes, le voilà, c’est ce bon curé de la Dordogne.
Au lieu d’aller chercher des Sainte-Pélagie, sous prétexte que le mot pelle est plus ou moins contenu dans Pélagie (Oh ! mon Dieu !) prenez donc tout simplement le nom du bon curé, et dites bien vite tous les matins, en vous éveillant :
« Saint-Madras, priez pour nous ! »
Cet article, tiré de L’Auto-Vélo, journal comique illustré, aurait pu être écrit par Alfred Jarry, Antoine Blondin, Louis Nucéra ou René Fallet, ces manieurs de mots à la plume picaresque, nourris au talisman de la Petite Reine. Il n’en est pourtant rien ! Les uns et les autres ont un ancêtre commun dont ils sont les héritiers. Celui qui semble être tombé dans le péché vélocipédique s’appelle Edouard de Perrodil. Que n’a-t-il pas, avec un nom pareil, développé ses facultés physiques à l’escrime ou à l’équitation, tout deux sports nobles qui siéent à sa classe aristocratique ! Mais l’homme n’est pas commun qui aime pédaler à contre-courant des usages.
À bien le regarder, notre gaillard ressemble plus à un sportif d’opérette qu’à un sportman au physique d’Apollon de la pédale : court des jambes et frêle du corps, moustache drue en guidon de vélo, cheveux épais, le binocle constamment posé sur son nez pour compenser une forte myopie. S’y ajouterait l’air sévère d’un homme de justice prêt à condamner un simple voleur de pommes à la peine capitale si sur son visage d’ascète ne ressortait un regard d’un bleu clair et malicieux faisant de lui un personnage haut en couleur, un homme fin mais hâbleur, philosophe mais jouisseur, à la recherche constante d’une reconnaissance « donquichottesque ».
À multiplier facettes et facéties, Edouard de Perrodil peut passer pour un farfelu, un hurluberlu ou tout autre synonyme du même acabit accolé à ceux qui empruntent des routes différentes. Pourtant, à gratter ses tranches de vie, à soulever la mousse pour trouver la chair, ce bougre d’homme dégage un je-ne-sais-quoi de séduisant qui porte nos rêves à devenir réalité. À ne pas laisser notre enfance au placard. À sucer sa roue pour le suivre dans ses pérégrinations. Et comme lui s’obstiner à être heureux.
Le rétropédalage de sa vie nous invite à remonter jusqu’à sa mise au monde, le 19 novembre 1860, à Albi, rue Négo-Danos. Son père, issu d’une vieille famille aristocratique aux racines lot-et-garonnaises, y exerce la fonction d’ingénieur des ponts et chaussées. Le petit Edouard grandit au pied de la cathédrale de briques rouges. Ils filent ensuite à Toulouse puis à Paris pour suivre des études sérieuses qui, au fil des années passées, le mènent à l’écriture et au journalisme. Après une pige de rédacteur en chef à L’Avenir de Seine-et-Oise, il gratte sa plume au Moniteur, au Petit Journal et au Figaro. De quoi se faire la main littéraire mais pas encore les mollets sportifs. Qu’à cela ne tienne ! Notre homme a des fourmis dans les jambes et ne saurait se contenter d’un simple emploi de « journaleus » bavant de l’encre de faits divers.
Edouard de Perronil entre en religion vélocipédique le jour où un parent lui présente un deux-roues à pédales, engin révolutionnaire propre à rivaliser avec la gent chevaline. Pour un homme comme de Perrodil, la nouveauté suffit à sa passion. À contrario d’Henri Desgranges qui passe du vélo au journalisme, notre publiciste accomplit le trajet inverse. Avec toute sa force de caractère, il se lance dans la compétition. Il tente d’abord en vain de battre le record de l’heure avant de terminer deux Bordeaux-Paris, en 1892 et 1893. Si sa performance ne fait pas la une des journaux, son style ne passe pas inaperçu auprès de ses confrères de la presse écrite : « Un poète à bicyclette, écrit Baudry de Saunier dans son « Histoire du vélo », un poète qui, l’autre dimanche, a tenté d’établir le record d’une heure sur piste couverte et l’a manqué de vingt mètres, de l’épaisseur d’une rime ! Un poète qui, l’an dernier, s’aligna dans Bordeaux-Paris et arriva vingt et unième pour l’avoir bien voulu. Un poète… Mais la narration de cette course Bordeaux-Paris révélera mieux la nature de Édouard de Perrodil que cent coups de burin. De Perrodil partit tout seul, sans entraîneurs, largement encombré sur son guidon de paniers de victuailles et de paquets. Stéphane avait déjà deux heures d’avance ! Qu’importait à de Perrodil ? Perrodil mangeait du poulet à chaque ville, buvait du champagne et, dans la campagne, poursuivait sur sa bicyclette les papillons qui traversaient la route ! À Tours, il s’arrêta, prit un bain chaud ; puis, l’estomac le torturant, but trois litres de lait et remonta en machine vers Paris. Dix concurrents étaient déjà passés. Mais qu’était-ce cela ? À Châteaudun, il mit pied à terre, trouva des amis et, pendant une heure et demie, leur démontra que la bicyclette était la plus belle conquête de l’homme quand il n’est pas poète, et que Victor Hugo n’a jamais rimé comme Théodore de Banville ! Il reprit alors sa machine et, pédalant à rompre cavalier et bicyclette, arriva à Paris. Il était vingt et unième, je l’ai dit. Il eut mérité de n’arriver jamais. »
On l’a bien compris, Edouard de Perrodil n’a pas l’obsession de la victoire. Il lui appartient seulement de parvenir au but fixé… au point d’arrivée prévu. Le classement et le chronomètre n’ont aucune importance. L’époque est au défi individuel. Edouard va s’y consacrer à corps perdu mais pas à n’importe quel prix. Peut-être avant tout le monde a-t-il compris la puissance émergente du cyclisme, la passion qu’elle engendre dans le public et tout le parti que la presse peut tirer des exploits racontés à des lecteurs avides de sensations fortes ?
« Quoi qu’il en soit, je ne me repentirai pas de ma tentative, si je puis montrer au monde non seulement vélocipédique, mais profane, ce que peut faire un simple amateur dans le sens académique de mot, avec cet outil merveilleux : la bicyclette… »
Loin de partir la tête dans le guidon, le journaliste organise chaque épreuve dans ses moindres détails. Son but est triple : établir de nouveaux records, les faire connaître et les raconter en feuilleton au fil de la course, usant d’anecdotes et de mésaventures pour magnifier ses exploits. Dans la grande aventure des raids cyclistes, il se lance en 1893 dans un Paris-Madrid inédit en compagnie d’un autre pionnier, l’Anglais Henri Farman, seulement âgé de dix-neuf ans mais qui vient de remporter Paris-Clermont-Ferrand et le titre de champion de France de demi-fond. Un gamin prometteur qui se fera plus tard un nom dans l’automobile et l’aviation. L’annonce de son entreprise ne laisse pas indifférent les marques de cycles qui voient dans cette tentative le moyen de se faire de la publicité. De Perrodil et son coéquipier enfourchent un vélo Gladiator de 12 kg, monté sur des pneus Seddon. Un directeur sportif, Jules Suberbie, leur est même adjoint. L’homme fait autorité dans le milieu pour ses méthodes d’entraînement. Tout semble donc paré pour réussir. De Paris pour rejoindre Madrid, les deux coureurs passeront par Tours, Angoulême, Bordeaux, Mont-de-Marsan, San Sébastien, Miranda del Ebro et Mojados (au sud de Valladolid). À chaque étape, hôtels et restaurants sont réservés par un intendant qui les précède sur le parcours. Presse, sociétés vélocipédiques et autorités sont invitées à les suivre et à les accueillir. De Perrodil prend soin, afin d’éviter toute contestation, de faire homologuer ses records par la très officielle Union Vélocipédique de France.
« Qu’on ne dise pas que ce ne sera pas sérieux comme record ; ce le sera et singulièrement.
D’abord, nous irons par étapes telles qu’on pourra battre le record sans doute facilement mais non pas sans se donner de la peine, je vous le garantis. Ensuite, nous aurons jeté des bases pour des records futurs au point de vue de la route, sur l’état de laquelle nous rapporterons des renseignements intéressants. Cette route pourra devenir la route classique de Paris à Madrid… »
Un « explorateur du macadam », qu’on vous dit, ce De Perrodil !
Il est l’heure du laitier parisien, en ce dimanche 25 juin 1893, quand nos deux compères, vestes et chaussures de ville, s’élancent sur leurs vélos en présence de nombreux journalistes et vélocipédistes, curieux de les accompagner dans les premiers kilomètres. Une présence qui ne se démentira pas tout au long du parcours, prenant parfois des allures de cortège enthousiaste : « Tout à coup, au travers de la nuit, sur la route, devant moi, apparaît une danse de feu follets. Puis, en quelques secondes, des frous-frous de machines, des cris, des appels ; attention ! attention ! Ce sont les cyclistes de Mont-de-Marsan venus à notre rencontre. » À chaque étape, les journalistes relayent à destination de leurs rédactions les péripéties et anecdotes que De Perrodil, avec tout son talent de conteur, ne se fait pas faute de raconter avec forces détails.
Car les embûches ne manquent pas de se dresser tout au long de leur quête vers l’absolu exploit. Avec un système de freinage qui s’effectue par rétropédalage, chaque descente se transforme en exercice d’équilibriste durant lesquelles les coureurs, sur des routes pas ou peu goudronnées, peuvent à tout moment se rompre le cou. Quant aux chambres des pneus, elles ne résistent pas toujours aux ornières qui parsèment les routes sans compter les actes de malveillance.
« Oh ! La route, la route ici ! Huit centimètres de poussière, d’une poussière mêlée de cailloux ; impossible de rouler sur les cotés : à chaque instant des racines d’arbres nous repoussent vers la chaussée… La pluie tombe, serrée ; et à mesure que nous avançons le vent, plus libre, nous fouette le visage et recommence à nous arrêter… Maintenant des flaques se sont formées sur la route ; nos machines roulent dans ces petits lacs dont l’eau gicle et nous saute à la face, comme le flot brisé par le navire se précipite en paquet de mer sur le pont… Mont-de-Marsan est, en effet précédé de sept kilomètres de pavés, mais avec d’assez bons bas-cotés. On se range donc en file indienne ; moi, je ne vois rien ; je devine la roue de mon entraîneur, que les éclairs me montrent de temps à autre ; je roule de confiance, quelquefois j’érafle le pavé, mais comme je me tiens sur mes gardes, j’évite toutes les chutes… Maintenant les cataractes du ciel se sont ouvertes… Le sol inondé maintenant est devenu glissant ; il faut exécuter des prodiges pour nous maintenir en équilibre, ce que notre élan nous facilite heureusement. Je suis hypnotisé par la roue placée devant moi, je la fixe nerveusement, et elle m’apparaît presque immobile sous les éclats aveuglants de la foudre, au milieu des millions de gouttelettes qui projettent des miroitements multipliés… Le sol était mauvais ; ce n’était plus de la poussière mais de petits cailloux pointus occasionnant une trépidation des plus désagréables… Nous poursuivons notre chemin, le sol devient de plus en plus mauvais ; aux petits cailloux pointus plantés dans le sol, se mêlent à présent des pierres répandues en masse sur la route, comme dans le lit d’un ruisseau. »
S’ajoute aux aléas de la route, l’obsédant besoin du journaliste de se rassasier de bon vin et de bonne chaire tout au long du parcours. Edouard de Perrodil, en vrai Gargantua du cyclisme, ne fait aucune concession à la diététique. Régulièrement, il part en quête de nourriture afin d’épancher sa faim et sa soif : « Peu à peu la faim nous a repris ; nous sommes épuisés d’énervement ; nous traversons un petit village où nous ne trouvons rien… Entre Mont-de-Marsan et Dax, je me fis servir, sans être nullement talonné par la soif, mais supposant que mon malaise pouvait provenir d’un peu de faiblesse, mon breuvage céleste : du vin sucré. J’en absorbai une demi bouteille avec d’autant plus de facilité que je le trouvai excellent… Comme un seul homme, nous quittons nos machines, et d’un bloc nous nous engouffrons dans la posada, l’auberge. Ouf ! Quelle chaleur ! Nous nous jetons comme des fous sur ce qui ressemble à un liquide frais… Eau fraîche, vin, piquette, tout disparaît dans nos estomacs altérés… Assez, assez, donnez-nous le potage, des œufs et du bœuf… »
Un régime qui convient fort bien à notre « déclassé du sport ». Avec une moyenne de 20 à 25 km/h, c’est à raison de deux cents kilomètres quotidiens qu’avec Farman, il aborde enfin les Pyrénées par Biarritz. Dans les lacets qui montent à l’assaut des cols, Farman et De Perrodil mettent pied à terre tant la pente est raide. Et lorsqu’il s’agit d’aborder la vertigineuse descente, ils accrochent à leurs vélos des fagots de bois, pour éviter de sortir de la route.
Parvenus sur le sol espagnol, De Perrodil qui a l’art de la mise en scène, revêt avec son coéquipier un maillot sang et or. Et pour la traversée de la Castille, où les températures estivales atteignent les 45°, tandis que les Espagnols font la sieste, ils pédalent sans coup férir, la tête abritée sous de larges chapeaux qui les protègent de l’insolation.
Enfin, Madrid se dessine ! « Maintenant, la foule ne se contente plus de faire la haie, elle déborde sur le devant. J’allais commencer à être un peu inquiet, ma foi – d’autant que nous n’étions encore que dans un faubourg – quand je vois arriver la gendarmerie à cheval qui aussitôt fait dégager les abords, nous pouvons avancer ; mais à mesure que nous pénétrons dans Madrid, les chevaux eux-mêmes sont refoulés par les masses de peuple qui se précipitent vers cette armée en marche…
« Par moment des cavaliers nous serrent et, s’avançant jusque sur nous, crient à pleins poumons : “Vive la France” ! On agite les chapeaux, les mouchoirs…Enfin la foule devient telle, les cavaliers, les bicyclistes, les voitures, la poussière, tout devient tellement compact, tellement effroyable, qu’il faut mettre pied à terre. »
Le 2 juillet, vers 19 heures, De Perrodil et Farman sont reçus comme des héros dans la capitale espagnole, devant plusieurs milliers de spectateurs. Escortés par la garde civile à cheval, ils se rendent à l’ambassade de France pour faire homologuer leur exploit. Le vœu de De Perrodil est exaucé : il rentre avec son coéquipier dans la légende du sport cycliste, ouvrant la voie aux futurs forçats de la route qui, dix ans plus tard, se lanceront sur les routes du Tour de France.
Paris-Madrid n’est pourtant, dans son esprit, qu’une mise en bouche. En 1894, il couvre Paris-Vienne puis en 1895, Paris-Milan avant de s’élancer, la même année, dans un Paris-Alger qui sera son dernier raid et dont il tirera un ouvrage « À travers les cactus » où transparaissent ses idées antisémites et colonialistes, ce qui nous rend le poète du vélo déjà beaucoup moins séduisant.
Le jarret et la plume : De Perrodil s’amuse, en 1897, à livrer de pittoresques récits au journal comique illustré l’Auto-Vélo. A-t-il fait le tour de ses exploits ? Son veuvage en 1898 le décide-t-il à stopper toute entreprise vélocipédique ? Ou bien la quarantaine l’oblige-t-elle à mettre le frein sur la pédale ? Toujours est-il que notre « poète de la route » ne fait plus parler de lui dans ce XIXe siècle finissant. Ou du moins pas pour la même raison ! Revenu sur ses terres de Lot-et-Garonne, à Ambrus, il se lance en politique avec la même ferveur qu’il a enfourché sa bicyclette. Un cruel échec à Paris, plusieurs années auparavant, aurait dû l’inciter à la méfiance. Je t’en fiche ! De Perrodil se présente sur la circonscription de Nérac avec au programme la défense des intérêts religieux et le sport comme vecteur de bienfaits physiques et moraux. Sans doute les électeurs avaient-ils d’autres chats à fouetter qui le renvoyèrent à ses études et à son écriture. Il publiera notamment deux ouvrages sur le champion cycliste Guignard et sur le boxeur adulé des Français, Georges Carpentier. Il s’enveloppera ensuite dans la solitude, jusqu’à sa mort en 1931.
Pour De Perrodil, la roue venait définitivement de tourner !


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