Complainte du camion fou.1930
C’était un matin de dimanche Le choc vainqueur de l’édifice
Pont-de-Salars ensoleillé Introduisit lugubrement
Sous l’essor des bannières blanches Par quelques effets mais tragiques
Fêtait le 14 juillet La voiture et son chargement
Lorsqu’un grand malheur Mais le feu bientôt
Sema la terreur Jaillit du capot
Un enfant victime des flammes Et ce fut l’immense fournaise
Sous l’horreur et l’effarement A deux pas du Viaur langoureux
S’éteignait sous les oriflammes Un chantier de flammes et de braise
Prisonnier de l’embrasement. Où vivait un ménage heureux.
Un gros camion chargé d’essence Hélas tranquille à la fenêtre
A toute allure vers le pont Un radieux petit garçon
Dévalait avec l’assurance Content de lire et de connaître
De freiner au tournant du pont S’intéresser à sa façon
Mais au fond du val Mais la mort souvent
Les freins allaient mal Frappe l’innocent
Il fut impossible au pilote Le sinistre élut ses victimes
D’arrêter au moment voulu Le chauffeur fut brûlé vivant
En dérive au bas de la côte Les parents souffrirent sublimes
Il comprit qu’il était perdu. Et nul n’a revu l’innocent.
Devant la mort inévitable Depuis ce matin de dimanche
L’un des chauffeurs soudain debout Fête du 14 juillet
Sauta mais l’autre inébranlable Malgré les fleurs roses et blanches
Voulut conduire jusqu’au bout Pont-de-Salars est endeuillé
Mais l’implacable sort Car un grand malheur sema la terreur
Trahit son effort Un enfant victime des flammes
La voiture ainsi qu’un bolide Sous l’horreur et l’effarement
Au détour courut à plein flanc S’éteignait sous les oriflammes
Engager sa charge liquide Prisonnier de l’embrasement.
Jusque au cœur de l’immeuble blanc.
Paroles de M. Rouquier – Air de La Paimpolaise
Source Al Canton. Conseil général de l’Aveyron
Histoire d’un terrible accident dans la descente vers Pont-de-Salars, près de Rodez.


Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !